Contexte opérationnel

Les trois territoires représentent plus de 40 % de la masse continentale du Canada et, en 2019, selon les estimations démographiques de Statistique Canada, ils comptaient environ 124 000 habitants, dont la moitié sont des Autochtones d'après les données de profils du Recensement de 2016. Le paysage de gouvernance autochtone territoriale est constitué de revendications territoriales réglées, d'organisations autochtones autonomes et de quelques revendications territoriales non réglées.

Dans l'ensemble des territoires, le développement et la croissance économiques sont difficiles en raison de la faible densité des populations, qui sont très dispersées, d'un important manque d'infrastructures, des coûts élevés de l'énergie, de la difficulté d'accès aux capitaux, des fluctuations du secteur de l'extraction des ressources naturelles attribuables aux prix cycliques des matières premières et de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Ces difficultés façonnent les activités et les opérations de CanNor et influencent la façon dont l'Agence remplit son mandat.

Les ressources naturelles des territoires continueront d'être à la base de la croissance et de la durabilité économiques. Selon les dernières Perspectives territoriales du Conference Board du CanadaNote de bas de page 1, la croissance économique dans les territoires devrait s'établir en moyenne à 5,3 % en 2019 et à 4,4 % en 2020. Le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter dans les trois territoires en 2019, pour passer à 10,3 % au Nunavut, à 2,0 % dans les Territoires du Nord‑Ouest et à 2,2 % au Yukon. Pour compléter la croissance prévue de l'exploitation des ressources à moyen et à long termes, les économies durables territoriales continueront de nécessiter que l'accent soit mis sur les investissements qui contribuent à la diversification économique et à l'innovation.

Les territoires du Canada ont un important déficit d'infrastructure qui rend difficile la mise en marché des produits et augmente les coûts d'exploitation d'une entreprise. Comparativement au Sud du Canada, le manque de connectivité abordable et fiable nuit à l'accès des résidents du Nord à l'économie du savoir ainsi qu'à la capacité des entreprises d'attirer et de retenir une main-d'œuvre qualifiée. Près de 70 % des communautés du Nord dépendant de génératrices diesel obsolètes pour s'approvisionner en énergie, les coûts de l'énergie nécessaire aux activités commerciales sont élevés, ce qui entrave également les efforts de développement économique.

Le changement climatique apporte son lot de défis et de possibilités à l'économie du Nord. En effet, les températures à la hausse ont mené à la détérioration du pergélisol, ce qui a eu pour conséquence d'endommager certaines infrastructures, de raccourcir la période d'exploitation et de diminuer la capacité des routes d'hiver à supporter des charges; les entreprises et les communautés doivent donc surmonter les difficultés connexes. Cependant, la fonte des glaciers dans l'Extrême-Arctique génère aussi des possibilités d'intensifier les activités internationales liées au tourisme et au transport maritime.

Pour relever ces défis et exploiter ces possibilités, CanNor travaille en étroite collaboration avec ISDE et les organismes de son portefeuille, ainsi qu'avec d'autres ministères fédéraux, en vue de mettre en œuvre des activités nationales, comme le soutien ciblé des activités liées aux technologies propres, la mise en œuvre du Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord et la Stratégie de croissance panterritoriale. La poursuite de cette collaboration soutiendra les efforts de l'Agence à mesure que celle-ci fera progresser les plans et les priorités en appui au développement économique du Nord.

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