Voir grand dans l'industrie de la pêche au Nunavut
Le Nunavut abrite de nombreux grands inukshuks, des repères qui guident les voyageur·euse·s et aident les personnes qui pratiquent la chasse. Les plus impressionnants sont visibles à des kilomètres à la ronde. Et depuis 2025, la Baffin Fisheries Coalition (BFC) possède l'un des plus grands repères du territoire. Mais il ne se trouve pas sur la terre ferme.
L'Inuksuk chiffre romain 2 est un navire de pêche ultramoderne qui représente une avancée majeure tant pour la BFC que pour le Nunavut. Sa technologie de pointe et son rendement énergétique amélioré contribuent à réduire l'empreinte carbone globale de la flotte, favorisant ainsi des pratiques de pêche plus durables dans les eaux arctiques.
Ce chalutier-usine congélateur de 80 mètres est le plus grand de son genre au Canada, avec une capacité pouvant atteindre 1 320 tonnes de flétan noir (turbot) congelé en mer ou 930 tonnes de crevettes d'eau froide. CanNor a accordé un prêt de 3 millions de dollars pour la construction de ce navire dont le coût total s'élève à 72 millions de dollars.
L'Inuksuk chiffre romain 2 est arrivé au Canada en 2025 et a été baptisé à Iqaluit en juillet. La majeure partie de l'année a été consacrée à sa mise en service complète. Au cours des premiers essais de pêche qui ont commencé en janvier 2025, l'équipage s'est concentré sur le test des systèmes du navire, la mise au point de l'usine à bord et les ajustements mineurs nécessaires à toute nouvelle construction.
La première année de l'Inuksuk II s'est bien déroulée. BFC fait état d'une amélioration des performances tout au long de l'année 2025 : les débarquements ont augmenté, l'efficacité de la transformation s'est renforcée et le navire a affiché des résultats en constante amélioration.
« Pour les communautés du Nunavut, l'Inuksuk chiffre romain 2 contribuera à renforcer les retombées économiques, à accroître les possibilités d'emploi et à générer des avantages à long terme grâce à un réinvestissement accru des revenus. Ce navire renforce la capacité de BFC à gérer de manière responsable les pêcheries du Nord tout en garantissant que des avantages significatifs reviennent à la région et à sa population », a déclaré Kavavow Mikijuk, président de Baffin Fisheries.
Au cours des prochaines années, l'Inuksuk chiffre romain 2 devrait pêcher de manière sûre et durable tout en soutenant l'industrie extracôtière du Nunavut. Cela implique également d'embaucher et de former des Inuit à de nouvelles fonctions.
« Actuellement, nous avons environ 22 à 25 membres d'équipage inuits qui travaillent à bord de l'Inuksuk chiffre romain 2 selon un système de rotation. Avec ce navire plus grand et plus moderne, nous nous efforçons également d'aider les membres d'équipage inuits à accéder à de nouveaux postes de niveau supérieur 'en fonction de l'expérience acquise sur ce navire à la pointe de la technologie », a déclaré M. Mikijuk.
BFC nourrit de grandes ambitions pour l'Inuksuk chiffre romain 2. Non seulement en raison des retombées économiques qu'il générera, mais aussi des opportunités qu'il offrira aux communautés inuites et nunavutiennes.
Quant à l'avenir de la BFC, M. Mikijuk a déclaré que l'organisation souhaitait faire davantage pour soutenir la pêche côtière.
« Nous travaillons au développement d'une pêche côtière. Cela permettra aux pêcheurs locaux de travailler plus près de leur domicile, de subvenir aux besoins de leur famille et de pêcher de manière durable au sein de leur propre communauté. Il s'agit d'une étape importante pour créer davantage d'opportunités locales et renforcer l'ensemble du secteur de la pêche au Nunavut. »